Le panneau routier type P&C.

Les présentes prescriptions du P&C (Ponts et Chaussées) portent sur les panneaux préconisés par l'ex-Ministère des Travaux Publics pendant près de 30 ans.

A partir de 1988, ce ministère a conçu le panneau type G2000 qui à fini par supplanter le P&C.

Situation actuelle (1998) :

Routes Régionales :

- Région Wallonne : il est autorisé pour les situations connaissant un vandalisme important.

- Région Bruxelloise : il n'est plus utilisé, il n'a toutefois pas été abrogé.

- Région Flamande : il est abrogé au profit du type 250.

Routes communales et provinciales :

L'autonomie communale et provinciale prévaut. Toutefois, le P&C est de plus en plus rarement utilisé sauf dans des communes de la province de Liège et pour certains cas particuliers.

Sources techniques : "Circulaire Générales sur la Signalisation Routière - Partie VIII : Matériaux de signalisation - publication 02/84".

Prescriptions techniques pour cahier des charges.

Signalisation PONTS & CHAUSSEES selon prescriptions du Minsitère de Travaux Publics de 1977.

1. Panneaux proprement dits :

Les panneaux sont réalisés en tôle d'aluminium demi-dur à dur, de 1,5 d'épaisseur (tolérance : +/- 0,1 mm).

Les tôles en aluminium utilisées doivent être parfaitement lisses, afin d'assurer une pose correcte du produit réfléchissant pour avoir une apparence uniforme. La tolérance de planéité est de 3 mm au maximum pour une longueur de 1.000 mm.

Les tôles se plient à 90° sur un mandrin de 5 mm de diamétre, sans présenter de crique ou de fissure à l'oeil dans la zone tendue. Les tôles subissent un emboutissage Erichsen de 6 mm de profondeur sans présenter de déchirure à l'oeil. Les tôles ont une dureté comprise entre 30 HB et 45 HB.

Les conditions techniques sont celles de la réception des tôles à l'état brut de livraison, conditions qui doivent également être maintenues pour les panneaux achevés.

Les bords des panneaux sont soigneusement parachevés et ne présentent pas de bavures.

Avant peinture, la surface d'alumintum doit subir un traitement physico-chimique, comme décrit dans la norme ASTM D 1730-67, comprenant toutes les opérations nécessaires pour l'obtention d'une surface complètement dégraissée, qui assure l'accrochage parfait de la peinture. En cas d'utilisation de WASH PRIMER ou ETCHING PRIMER, ces produits étant un moyen d'accrochage, ne peuvent être considérés comme couche de peinture. Ensuite, la face arrière, la face avant et les bords du panneau doivent être peints.

En ce qui concerne la fixation des panneaux d'aluminium sur les raidisseurs à l'aide de rivets, l'usage d'un rivetage au moyen d'appareils spéciaus est autorisé (rivets pleins, rivets pour pose en aveugle). Dans tous les cas, les rivets doivent être du type à tête noyée dans le panneau. La soudure par points est également autorisé. La face avant du panneau doit être parfaitement plane sans que les points d'attache ne fassent saillie sur l'avant du panneau. La tolérance de planéité est de 2 m au maximum pour une longueur de 1.000 mm .

2. Accessoires : armatures, boulons, pièces de forme et rondelles.

2.1. Armatures :

Les armatures sont réalisées soit en acier doux, soit en alliage d'aluminium en fonction des différentes sollicitations. Les profilés plats, d'une largeur de 20 mm ou 40 mm qui s'entrecroisent, peuvent être soudés par point.

Les dimensions des profilés pour armatures doivent au moins correspondre aux planches concernées.

Avant de peindre les armatures en acier doux, elles doivent recevoir un revêtement de zinc obtenu par immersion dans un bain de zinc en fusion, comme immunisation contre la rouille. La couche protectrice a une épaisseur minimale de 45 micromètres et une épaisseur moyenne d'au moins 50 micromètres.

Le traitement doit comprendre toutes les opérations nécessaires, de manière à ce qu' après six immersions d'une minute dans une solution en poids d'une partie de sulfate de cuivre pour cinq parties d'eau (voir norme ASTM A 239-41), le métal ne soit pas mis à nu. Après ce traitement, les armatures sont peintes suivant les règles de l'art en la matière.

Avant de peindre les armatures en aluminium, elles sont soumises au même traitement physico-chimique que les panneaux proprement dits.

2.2. Boulons :

Les boulons sont réalisés en acier doux ou en aluminium, en fonction des différents cas de sollicitation. Les boulons en acier sont protégés soit par un revêtement de zinc obtenu par immersion dans un bain de zinc en fusion, soit par une couche de bichromatisation. La couche de protection a une épaisseur d'au moins 8 micromètres. L'apparition de plages de cuivre sur les crêtes des filets des boulons est tolérable à partir de la troisième immersion d'une minute dans une solution composée en poids d'une partie de sulfate de cuivre pour cinq parties d'eau (voir norme ASTM A 239-41) tandis que sur les autres parties, l'apparition de plages de cuivre est tolérable à partir de la sixième immersion.

Eventuellement, les boulons pour la fixation du panneau proprement dit aux armatures peuvent être remplacés par un rivetage spécial qui a la même résistance mécanique que les boulons en aluminium.

2.3. Pièces de forme :

Les pièces de forme sont réalisées en polyacétal ou tout autre produit ayant au moins les mêmes caractéristiques mécaniques.

2.4. Rondelles :

Les rondelles sont réalisées en polyacétal ou tout autre produit ayant au moins les mêmes caractéristiques mécaniques.

3. Poteaux :

Les poteaux sont usinés hors tubes lisses en acier doux ou en alliage d'aluminium.

Les tubes en aluminium ont une limite d'élasticité et une résistance à la traction respectivement d'au moins 25 daN/mm2 et 28 daN/mm2.. Le moment d'inertie de la section du tube en aluminium doit être au moins égal à celui d'un tube en acier ayant le même diamètre être extérieur et la même épaisseur prescrite.

L'extrémité supérieure est fermée soit par une calotte bombée en acier ou en aluminium, suivant la nature des matériaux des tubes, que l'on fixe sur le tube par un cordon de soudure, parachevé par meulage, soit par une calotte en polyacétal ou tout autre produit ayant au moins les mêmes caractéristiques mécaniques, teintée en vert-olive ou éventuellement en jaune-orange et dont la couleur est mise en oeuvre dans la masse.

Cette calotte est maintenue par serrage à l'intérieur du tube et doit également recouvrir entièrement la partie sciée et ébarbée du tube.

Les tubes sont réalisés en une pièce. Il est toutefois toléré que les tubes en acier soient réalisés en deux pièces, à la condition que ces deus pièces soient fixées l'une à l'autre par soudure, de telle manière que la soudure, en ce qui concerne la partie située au-dessus du niveau naturel du terrain, soit la moins visible possible.

Avant de peindre les tubes en acier ou les tubes en acier soude, ils doivent subir le traitement de protection, suivi des traitements nécessaires pour obtenir une adhérence parfaite de la peinture.

Avant de peindre les tubes en aluminium ils doivent subir le même traitement physico-chimique que les panneaux proprement dits.

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